A domicile

Mission

  • Une des composantes du SLP est tout naturellement l’accompagnement des personnes esseulées ou endeuillées. Le conseiller laïque peut ainsi se rendre au domicile d’une personne qui en fait la demande :

- au retour de la clinique ou de la maison de soins ;
- dans le cadre de soins à domicile : maladie, accidents, soins palliatifs... ;
- dans des moments de détresse ou de difficultés morales qu’elles soient sociales
ou familiales ;
- pour rencontrer une personne isolée ou en situation précaire qui n’a plus la possibilité
de conserver des contacts extérieurs : handicap, maladie, vieillesse...
- pour la préparation de cérémonie de funérailles ;
- dans le cadre de l’accompagnement des personnes en deuil.

Le rôle du conseiller laïque consiste alors à apporter aide et consolation face à une épreuve. Dans ces moments, il s’efforce, sans discours rationalisant mais aussi sans compassion inutile, d’apporter par l’écoute et sa présence, le réconfort attendu.

Ce n’est pas un soutien dirigé mais un accompagnement. Il s’agit d’abord de reconnaître la douleur morale de la perte que ces personnes viennent de subir, sans donner d’inutiles conseils.

La personne qui souffre doit se sentir libre de vivre le présent comme elle le sent et de donner de l’importance elle-même à son passé ou à son avenir, libre aussi de rechercher un réconfort dans ses souvenirs et ses espoirs. Elle est la seule à pouvoir évaluer ces notions de temps et les avantages de telle ou telle situation.

C’est à ces moments là que nos valeurs, celles de liberté, d’égalité et de fraternité prennent tout leur sens : liberté d’envisager la peine comme elle ressentie, égalité de tous devant la peine et le deuil, fraternité de l’entraide et du soutien désintéressé. Il est bon que la personne en peine ne se sente pas oubliée par sa communauté philosophique au moment où elle ne a le plus besoin.

"Il y a aujourd’hui une vision prédominante de la douleur, c’est que celle-ci ne conduit, à priori, à rien de supérieur. Une conception dominante dirait plutôt que la douleur dégrade, qu’elle réduit ou détruit. Nous sommes habités par cette conviction que l’homme souffrant n’est plus un être totalement libre, car portée à son comble, la souffrance empêche toute communication. Elle coupe l’homme de la société. L’homme qui souffre est souvent seul parce qu’il ne peut communiquer avec l’autre, si ce n’est sa douleur même ; parce qu’il ne peut plus investir le monde et le nommer".

Roger Lallemand, colloque : Euthanasie, soins palliatifs, quelle différence ?

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